La finance responsable

La finance responsable

La finance responsable recouvre différentes pratiques, qui toutes visent une rentabilité financière ainsi qu’un impact environnemental, social ou sociétal. Elle a connu des évolutions pour faire face notamment aux enjeux émergents : inégalités, migrations, utilisations des ressources, climat etc. mais aussi en s’appuyant sur les technologies disponibles notamment celles du numérique et des réseaux sociaux.

L’Investissement Socialement Responsable (ISR)

L'ISR, qu'est-ce que c'est ?

L’ISR (Investissement Socialement Responsable) se définit comme un placement qui vise à concilier performance économique et impact social et environnemental en finançant les entreprises et les entités publiques qui contribuent au développement durable quel que soit leur secteur d’activité. En influençant la gouvernance et le comportement des acteurs, l’ISR favorise une économie responsable.

En Europe et dans le monde, il existe différentes approches, souvent liées à la culture locale. Par exemple en France, on privilégie l’aspect Social, en Suisse et en Allemagne l’Environnement, en Grande-Bretagne la Gouvernance, dans les pays scandinaves et aux Etats-Unis, les valeurs éthiques.

Découvrir l'ISR en 5 vidéos :

Pourquoi choisir l’ISR ?

On choisit l’ISR pour donner du sens à son épargne, pour jouer un rôle plus responsable et actif dans l’économie sans pour autant renoncer à la performance financière. L’épargnant peut y voir une limitation du risque sur la performance financière de ses actifs dans la mesure où les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance des entreprises sont mieux maitrisés par l’approche ISR mais il peut aussi y voir l’opportunité d’investir dans les acteurs qui sont porteurs de solution et de réponse aux grands enjeux de société.

L’Analyse extra financière et financière

L’analyse extra-financière (mise en œuvre dans le cadre de l’ISR) évalue en amont les risques et enjeux de gouvernance économique (ex: transparence des décisions, séparation des pouvoirs…), sociale (ex: dialogue social, conditions de travail…) et environnementale (ex: pollutions, émission de gaz à effet de serre, traitement des eaux…). L’analyse financière se concentre essentiellement sur le compte d’exploitation et le bilan de l’entreprise.

Pour aller plus loin :

Les différentes approches de l’ISR

Sélection positive

Les fonds sélectionnent les meilleures entreprises sur les critères choisis : environnementaux, sociaux, de gouvernance…

Exclusion

Les entreprises sont exclues des fonds en raison de la nature de leur activité (tabac, armement, jeu…) ou de certaines pratiques (travail forcé, corruption…). Cette approche est répandue dans les pays anglo-saxons

Thématique

Les fonds n’incluent que des entreprises agissant dans un secteur donné ou favorisant certaines pratiques : énergies renouvelables, réduction d’émissions de gaz à effet de serre…

Engagement

Les actionnaires agissent sur la politique de l’entreprise via notamment un dialogue direct avec les dirigeants et leur droit de vote en Assemblée Générale

La finance solidaire

La finance solidaire relie les épargnants qui cherchent à donner du sens à leur argent à des entreprises et associations à forte utilité sociale et environnementale, qu’ils financeront via la souscription de produits d’épargne solidaire.

Il existe une Semaine dédiée à la finance solidaire organisée par l’association Fair. En 2023, elle se déroulera du 13 au 20 novembre. Le principe est similaire à celui de la Semaine de la finance responsable avec de nombreux événements organisés partout en France.

L’épargne solidaire

Apparue en France au début des années 80, la finance solidaire relie les épargnants qui cherchent à donner du sens à leur argent à des entreprises et associations à forte utilité sociale et environnementale, qu’ils financeront via la souscription de produits d’épargne solidaire.

Ceux-ci permettent de faire fructifier son argent tout en participant aux enjeux de notre société : lutte contre le chômage, le mal-logement, développement de l’agriculture biologique, des énergies renouvelables, de l’entrepreneuriat dans les pays du Sud et de l’Est, etc.

3 manières existent pour épargner solidaire :

  • via sa banque ou mutuelle d’assurance en souscrivant un placement d’épargne solidaire (livret d’épargne, contrat d’assurance vie, OPC, etc.). Quand l’épargnant choisit de céder tout ou partie de la rémunération de son épargne à un organisme menant des activités à forte utilité sociale et/ou environnementale et habilité à recevoir des dons (associations, fondations), on parle d’épargne de partage. Lorsque l’épargne est investie directement dans une entreprise solidaire, on parle alors d’épargne d’investissement solidaire.
  • via son entreprise en souscrivant un fonds d’épargne solidaire dans le cadre de son PEE ou PERCO
  • via une entreprise solidaire en prenant des parts de son capital.

Le financement participatif (ou crowdfunding)

Le financement participatif est un outil de collecte de fonds opéré via une plateforme internet permettant à un ensemble de contributeurs de choisir collectivement de financer directement et de manière traçable des projets identifiés.

Dans le cadre de la Semaine de la Finance Responsable, ce sont les prêts et investissements avec un objectif environnemental, social ou sociétal qui seront mis à l’honneur.

Financement Participatif France organise régulièrement des événements pour promouvoir le crowdfunding : voir le calendrier.

Il existe trois formes de crowdfunding : le don (avec ou sans récompense), le prêt (avec ou sans intérêt) et l’investissement (en capital, en obligations ou en royalties).